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Micro-entreprise : plafonds, cotisations, obligations 2026

18 juin 2026

La micro-entreprise reste le statut le plus simple pour démarrer une activité en France : formalités en 15 minutes, comptabilité minimale, cotisations proportionnelles au chiffre d'affaires. Les plafonds 2026 : 77 700 € pour les prestations de service et 188 700 € pour la vente de marchandises. Au-delà, il faut basculer en régime réel ou en société.

Le régime de la micro-entreprise a rendu la création d'entreprise accessible à tous. Mais entre les seuils, les taux, les obligations comptables et les évolutions récentes, il faut savoir dans quoi on s'engage. Voici le tableau complet 2026.

  1. Les seuils de chiffre d'affaires 2026
  2. Les cotisations sociales : combien vraiment
  3. L'option pour le versement libératoire
  4. Les obligations administratives
  5. Quand quitter le régime micro
Micro-entreprise : plafonds, cotisations, obligations 2026

Les seuils de chiffre d'affaires 2026

Deux plafonds selon l'activité : 188 700 € pour la vente de marchandises et l'hébergement (hôtels, chambres d'hôtes), 77 700 € pour les prestations de service (BIC ou BNC), 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés.

Ces plafonds s'apprécient sur le chiffre d'affaires HT annuel. Un dépassement pendant deux années consécutives entraîne la sortie du régime au 1er janvier suivant. Un dépassement massif (> 101 000 € en service ou 244 500 € en vente) provoque la sortie immédiate.

Les cotisations sociales : combien vraiment

Vente de marchandises : 12,3 % du CA. Prestations de service commerciales (BIC) : 21,2 %. Prestations libérales (BNC, y compris consultants) : 21,1 %. Micro-BNC créateurs relevant de la Cipav : 22,2 %.

Ces cotisations sont prélevées automatiquement par l'URSSAF chaque mois ou trimestre selon votre choix. Elles couvrent : maladie, retraite de base, retraite complémentaire, prévoyance, formation professionnelle. Attention : votre retraite en micro est plus faible qu'en salariat.

L'option pour le versement libératoire

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu permet de payer l'IR en même temps que les cotisations sociales, à un taux forfaitaire : 1 % en vente, 1,7 % en prestation BIC, 2,2 % en prestation BNC.

Condition : revenu fiscal de référence de l'année N-2 inférieur à un plafond fixé (environ 27 000 € par part fiscale). Avantage : simplicité et libération immédiate de l'impôt. Inconvénient : impôt payé même en cas de perte comptable. À évaluer selon votre situation fiscale globale.

Micro-entreprise : plafonds, cotisations, obligations 2026

Les obligations administratives

Comptabilité : simplifiée au strict minimum. Un livre-recettes obligatoire (dates, montants, clients), et un registre des achats en cas de vente de marchandises. Aucun bilan, aucun compte de résultat, aucune liasse fiscale.

Déclarations : CA mensuel ou trimestriel à l'URSSAF, même à zéro. Déclaration de revenus annuelle à intégrer dans votre déclaration IR. TVA : franchise en base jusqu'à 36 800 € (services) ou 91 900 € (vente), au-delà obligation de facturer la TVA.

Quand quitter le régime micro

Trois signaux d'alerte : votre CA approche des 60 000 € et vos charges réelles dépassent 30 % (donc l'abattement forfaitaire de 34 % ne vous fait plus gagner), vous investissez massivement en matériel, ou vous envisagez d'embaucher.

Dans ces cas, basculer en régime réel simplifié (EI classique) ou en société (SASU / EURL) devient rentable. Un expert-comptable peut simuler chaque scénario en 30 minutes pour vous éviter de payer trop de charges inutiles.

Article by GeneratePress

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