Blast Club est un club d’investissement privé porté par Anthony Bourbon. Il permet à des particuliers de co-investir dans des startups tech et dans certains deals habituellement difficiles d’accès. L’offre simplifie l’approche du capital-risque, mais elle ne change pas sa nature : un investissement dans une jeune entreprise reste risqué, peu liquide et peut entraîner une perte totale du capital.
Blast Club, un accès organisé au capital-risque
Le principe de Blast Club consiste à réunir une communauté d’investisseurs autour d’opportunités présentées projet par projet. Au lieu de rechercher seul des startups, de négocier un accès ou d’analyser des documents juridiques complexes, le membre consulte les dossiers proposés par le club, puis choisit ou non d’y participer.

La marque est étroitement associée à Anthony Bourbon, entrepreneur et investisseur. Le club met en avant la possibilité d’investir à ses côtés, avec une sélection personnelle des dossiers et une équipe chargée des audits et de la due diligence. Cette expression désigne les vérifications réalisées avant une opération : informations financières, structure de l’entreprise, marché, risques identifiés et conditions de l’investissement.
Pourquoi les deals sont-ils présentés comme exclusifs ?
Blast Club cible notamment des startups tech et des entreprises issues de Y Combinator, un accélérateur américain souvent cité dans l’écosystème entrepreneurial. L’accès à ce type d’opportunités reste généralement plus difficile pour les particuliers, car certains tours de table s’adressent d’abord à des réseaux d’investisseurs ou à des véhicules spécialisés. Le club intervient donc comme intermédiaire et regroupe les investisseurs autour d’un même projet.
L’exclusivité annoncée ne garantit toutefois aucun rendement. Une startup peut avoir un fondateur reconnu, un marché prometteur ou un réseau de financement solide sans atteindre ses objectifs. L’investisseur achète une exposition à un projet entrepreneurial, pas une performance garantie.
Ce que coûte l’accès et comment se déroule un investissement
L’accès peut passer par une inscription ou une liste d’attente, puis par une adhésion annuelle selon les modalités proposées. Les montants communiqués varient selon les pages et les offres. Un ticket par investissement est évoqué dès 500 € ou 1 000 €, tandis que l’adhésion annuelle peut être annoncée entre 1 000 et 10 000 euros. Il faut donc vérifier les conditions applicables au moment de la souscription, plutôt que de retenir un seul chiffre aperçu dans une communication.
| Étape | Ce qu’il faut examiner |
|---|---|
| Accès au club | Liste d’attente, admissibilité et coût de l’adhésion annuelle |
| Présentation du deal | Secteur, maturité de la startup, valorisation et utilisation des fonds |
| Décision d’investir | Ticket minimum, frais, documents contractuels et horizon envisagé |
| Suivi | Informations transmises, événements de liquidité et évolution de la participation |
Ne pas confondre adhésion et investissement
L’adhésion peut donner accès à un deal flow, à une communauté, à des contenus ou à des échanges entre membres, notamment via un forum Discord mentionné dans la presse. Elle n’est pas le placement lui-même. Chaque investissement doit être examiné séparément : payer pour accéder aux opportunités ne rend pas chaque opportunité adaptée à votre situation financière.
La bonne lecture d’un dossier : au-delà du nom de la startup
La sélection et les audits fournissent des repères utiles, mais ils ne remplacent pas le jugement de l’investisseur. Avant de participer, il faut comprendre ce que l’entreprise vend, à qui, avec quel avantage concurrentiel et pourquoi elle lève des fonds à ce moment-là. Un dossier sérieux doit aussi présenter les risques, et pas seulement une histoire de croissance.
Le socle d’un portefeuille ne devrait pas reposer sur des participations difficiles à revendre. Le capital-risque peut compléter une allocation déjà diversifiée, mais il se prête mal à l’argent destiné à un apport immobilier, à une réserve de sécurité ou à une dépense proche. Penser son patrimoine par couches, avec des liquidités disponibles, des placements diversifiés, puis des investissements non cotés, aide à déterminer la somme que l’on peut réellement immobiliser sans devoir vendre au mauvais moment.
Les questions qui évitent les décisions impulsives
- Quel est le modèle économique réel de la startup et quels indicateurs permettent de le suivre ?
- À quelle valorisation entrez-vous et quelle dilution future est envisageable ?
- Quels frais s’ajoutent au montant investi, à l’adhésion ou à une éventuelle sortie ?
- Quel véhicule juridique détient les titres et quels droits lui sont attachés ?
- Dans quel scénario pourriez-vous récupérer votre mise, et dans quel délai incertain ?
Les chiffres de traction ne remplacent pas une gestion du risque
Blast Club met en avant 8 000 membres, 80 millions d’euros levés et plus de 30 start-up financées. Ces données donnent une indication sur la traction du club et sur l’existence d’une communauté active. Elles ne permettent pas de conclure sur la qualité future des deals ni sur le rendement net obtenu par chaque membre.
La présence de startups de Y Combinator, la référence à plus de 100 licornes issues de cet accélérateur ou la revendication de 10 ans de surperformance du capital-risque doivent aussi être replacées dans leur contexte économique. Les réussites les plus visibles ne décrivent pas l’ensemble des investissements réalisés dans le non-coté. Elles ne suppriment ni le risque de perte ni le manque de liquidité.
Pour quel profil Blast Club peut-il avoir du sens ?
Le club peut intéresser un investisseur déjà informé, capable d’immobiliser une fraction limitée de son épargne et souhaitant accéder à l’économie de l’innovation. Il convient moins à une personne qui recherche un revenu régulier, une disponibilité rapide de son argent ou une protection du capital. Avant toute adhésion, consultez les informations et les avertissements publiés sur le site officiel de Blast Club, lisez les documents du projet et n’investissez que ce que vous pouvez perdre.